Logimax® 5/50, 10/100

 

Composition

Principes actifs: Felodipinum, Metoprololi succinas.

Excipients: Antiox.: E 310 (Propylis gallas), lactose, Excipiens pro compresso obducto.

 

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Logimax 5/50: 5 mg de Felodipinum et 47,5 mg de Metoprololi succinas (corresp. à 50 mg de Metoprololi tartras) par comprimé retard.

Logimax 10/100: 10 mg de Felodipinum et 95 mg de Metoprololi succinas (corresp. à 100 mg de Metoprololi tartras) par comprimé retard.

Les comprimés retard Logimax sont composés d'une matrice de gel dans laquelle sont disséminés la félodipine et des microbilles (pellets) de succinate de métoprolol enrobées individuellement dans une membrane de polymère. La formulation ER (ER=extended release) garantit une libération constante durant la plus grande partie de l'intervalle posologique de 24 heures.

 

Indications/Possibilités d'emploi

Hypertension artérielle.

 

Posologie/Mode d'emploi

Adultes: la dose initiale est de 1 comprimé retard Logimax 5/50 une fois par jour. Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 1 comprimé retard Logimax 10/100 (ou 2 comprimés retard Logimax 5/50) une fois par jour.

Les comprimés retard Logimax 5/50 et Logimax 10/100 doivent être pris le matin en une seule prise avec suffisamment de liquide, avant le petit déjeuner ou alors avec des aliments légers, pauvres en graisses et en hydrates de carbone; ils doivent être avalés entiers, et ne doivent être ni mâchés ni fractionnées.

Instructions spéciales pour le dosage

Patients souffrant de troubles de la fonction rénale

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients souffrant de troubles légers à modérés de la fonction rénale. Logimax est contre-indiqué chez les patients souffrant de troubles sévères de la fonction rénale (TFG <30 ml/min, créatinine >1,8 md/dl) (voir «Pharmacocinétique»).

Patients souffrant de troubles de la fonction hépatique

La concentration plasmatique de la félodipine peut être augmentée chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique. C’est pourquoi une réduction posologique peut s’avérer nécessaire. Logimax est contre-indiqué chez les patients souffrant de troubles sévères de la fonction hépatique (voir «Pharmacocinétique, Insuffisance hépatique»).

Patients âgés

Aucune expérience n'est disponible.

Enfants/adolescents

Aucune expérience n'est disponible.

 

Contre-indications

Hypersensibilité connue aux principes actifs métoprolol et félodipine, ainsi qu'aux dérivés apparentés (y compris d’autres bêta-bloquants et les dihydropyridines) ou à l'un des excipients.

Grossesse (à exclure avant le début du traitement), infarctus du myocarde aigu, angine de poitrine instable, bloc auriculo-ventriculaire de 2e et 3e degré, insuffisance cardiaque décompensée (oedème pulmonaire, hypoperfusion ou hypotension) et patients recevant un traitement inotrope continu ou intermittent à base d'agonistes des bêta-récepteurs, syndrome du noeud sinusal (à l’exception des patients porteurs d’un stimulateur cardiaque à demeure), bradycardie cliniquement manifeste (fréquence cardiaque <50 battements/min), choc cardiogène, troubles circulatoires artériels périphériques graves, phéochromocytome non traité, asthme bronchique sévère ou bronchospasme sévère dans l'anamnèse, obstruction valvulaire cardiaque significative sur le plan hémodynamique, obstruction cardiaque dynamique, accident vasculaire cérébral au cours des 6 derniers mois, troubles sévères de la fonction hépatique, insuffisance rénale sévère (TFG <30 ml/min, créatinine >1,8 mg/dl), hypotension, acidose.

L'administration de Logimax en cas de soupçon d'infarctus du myocarde aigu est contre-indiquée aussi longtemps que la fréquence cardiaque est inférieure à 45 battements/min, que l'intervalle PQ est supérieur à 0,24 s ou que la tension artérielle systolique est inférieure à 100 mmHg.

 

Mises en garde et précautions

Dans des cas rares, comme avec d'autres antihypertenseurs, l'association fixe de félodipine et de métoprolol peut parfois provoquer une forte chute de la tension artérielle pouvant entraîner, chez les patients prédisposés, une ischémie myocardique.

Les patients hypertendus et souffrant d'asthme bronchique doivent être traités simultanément par un bêta2-stimulant (comprimés et/ou aérosol). A l'instauration d'un traitement par Logimax, il conviendra d'adapter la posologie du bêta2-stimulant (augmentation de la dose).

L’éventualité que Logimax puisse influencer le métabolisme glucidique ou masquer une hypoglycémie doit être prise en considération.

Chez les patients présentant une décompensation cardiaque, celle-ci devrait être traitée avant et pendant le traitement par Logimax.

Un trouble de conduction AV modéré peut s'aggraver (allant jusqu'au bloc AV).

Les patients traités par Logimax ne doivent pas recevoir d'inhibiteur calcique du type vérapamil par voie intraveineuse.

En cas d'aggravation d'une bradycardie, il convient de diminuer la dose de Logimax ou d'arrêter progressivement le traitement.

Logimax peut accentuer des troubles circulatoires artériels périphériques.

Lorsque Logimax est administré à des patients présentant un phéochromocytome, l'administration simultanée d'un alpha-bloquant est obligatoire.

Une évaluation soigneuse du rapport bénéfice-risque est nécessaire avant l’utilisation de bêta-bloquants (succinate de métoprolol par ex.) chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de psoriasis.

Avant toute intervention chirurgicale, l'anesthésiste doit être informé du traitement par Logimax. L'interruption du traitement par bêta-bloquant chez les patients devant se soumettre à une intervention chirurgicale n'est pas recommandée.

Toute interruption brusque du traitement doit être évitée. Si possible, réduire la dose et/ou administrer le médicament tous les deux jours pendant 10–14 jours. Pendant cette période, les patients doivent être soigneusement surveillés, en particulier ceux souffrant d'une cardiopathie ischémique. Le risque d'événements cardiovasculaires (y compris mort subite d'origine cardiaque) est accru pendant la phase d'arrêt du traitement par Logimax ou par d'autres médicaments contenant un bêta-bloquant.

L’utilisation de Logimax peut donner lieu à des résultats positifs lors de contrôles anti-dopage.

Les patients sous bêta-bloquants présentent une évolution plus grave du choc anaphylactique.

La prudence est de rigueur lors du traitement de patients souffrant d’un angor de Prinzmetal.

Logimax contient comme excipient du lactose; les patients souffrant de maladies héréditaires rares comme l’intolérance au galactose ou la malabsorption du glucose-galactose ne doivraient pas prendre Logimax.

 

Interactions

Logimax renforce l'effet d'autres antihypertenseurs ou anti-arythmiques. Une prudence particulière est de rigueur lorsqu’un bêta-bloquant est associé pour la première fois à la prazosine.

L'administration simultanée de médicaments métabolisés par le système enzymatique du cytochrome P450 3A4 peut avoir une influence sur les concentrations plasmatiques de félodipine et de métoprolol.

Il n'existe aucune interaction entre la félodipine et le métoprolol, car les deux substances utilisent des isoenzymes différents du cytochrome P450.

Interactions possibles avec la félodipine

Les inhibiteurs et les inducteurs enzymatiques de l’isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 peuvent avoir une influence sur la concentration plasmatique de la félodipine.

L'administration simultanée d'inhibiteurs enzymatiques (par ex. cimétidine, érythromycine, itraconazole, kétoconazole et certains flavonoïdes comme ceux contenus dans le jus de pamplemousse ainsi que des inhibiteurs des protéases du VIH comme par ex. ritonavir) peut entraîner une augmentation de la concentration plasmatique de la félodipine.

L'administration simultanée d’inducteurs enzymatiques (par ex. phénytoïne, carbamazépine, rifampicine, barbituriques ou millepertuis/Hypericum perforatum), d’éfavirenz, de névirapine peut entraîner une diminution nette de la concentration plasmatique de la félodipine.

A la dose de 2,5 mg/jour déjà, la félodipine peut augmenter de manière extrême la concentration de tacrolimus. En cas d'administration simultanée, la concentration sérique de tacrolimus doit être contrôlée. Une adaptation posologique du tacrolimus doit être prise en considération.

La liaison marquée de la félodipine aux protéines plasmatiques ne semble avoir aucune influence sur la fraction non liée d'autres médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques, tels que la warfarine.

Interactions possibles avec le métoprolol

Il faudra surveiller les patients qui prennent simultanément un médicament à effet inhibiteur sur le sympathique, d'autres bêta-bloquants (même sous forme de gouttes oculaires) ou un inhibiteur de la MAO.

La nitroglycérine peut accentuer l'effet antihypertenseur des bêta-bloquants.

Lorsqu'une administration simultanée de clonidine doit être interrompue, le traitement par bêta-bloquants doit être arrêté plusieurs jours auparavant.

Lors de l'administration simultanée d'antagonistes du calcium (de type vérapamil, diltiazem) et de Logimax, prendre en compte la possibilité d’une accentuation de l’effet inotrope et chronotrope négatif. Renoncer à l’administration par voie intraveineuse d’antagonistes du calcium de type du vérapamil.

Logimax peut renforcer les effets inotropes et dromotropes négatifs d'anti-arythmiques (du type quinidine et amiodarone).

Les anesthésiques à inhaler peuvent renforcer l'effet cardio-dépresseur de Logimax.

L’association de glucosides digitaliques et de bêta-bloquants peut provoquer une prolongation du temps de conduction auriculo-ventriculaire et induire une bradycardie.

Le métoprolol est un substrat de l'isoenzyme 2D6 du cytochrome P450. En conséquence, les substances qui agissent comme inducteur ou inhibiteur enzymatiques peuvent avoir une influence sur le taux plasmatique du métoprolol.

Le taux plasmatique du métoprolol peut augmenter suite à l’administration concomitante de substances métabolisées par le CYP2D6, par ex. les anti-arythmiques (par ex. amiodarone, quinidine), les anti-histaminiques (par ex. diphénhydramine), les antagonistes des récepteurs H2 (par ex. cimétidine), les antidépresseurs (par ex. clomipramine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine [ISRS], par ex. paroxétine, fluoxétine, sertraline), les antipsychotiques (par ex. halopéridol), les inhibiteurs de la COX-2 (par ex. célécoxib), les antifongiques (par ex. terbinafine) ainsi que le ritonavir. L’effet du métroprolol peut s’en trouver accentué. Il faudra tenir compte de ce phénomène lors de l’ajustement posologique de Logimax et veiller à l’apparition d’éventuels effets indésirables comme par ex. l’apparition d’une bradycardie.

La rifampicine peut abaisser la concentration plasmatique du métoprolol, diminuant ainsi l’effet hypotenseur de Logimax.

L’alcool peut augmenter la concentration plasmatique du métoprolol.

Un traitement concomitant par l'indométacine et certains autres inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peut diminuer l'effet antihypertenseur de Logimax.

Lors d’une administration simultanée avec de l'adrénaline ou un autre sympathicomimétique, un bêta-bloquant cardiosélectif aux doses thérapeutiques conduira à des réactions hypertensives moins prononcées qu'un bêta-bloquant non cardiosélectif.

Le métoprolol peut diminuer la clairance d'autres médicaments (par ex. de la lidocaïne).

La prudence est recommandée lors du traitement des diabétiques par Logimax, car les signes d'une hypoglycémie peuvent être masqués par le bloc des bêta-récepteurs. Réajuster le traitement antidiabétique.

 

Grossesse/Allaitement

Logimax ne doit pas être utilisé pendant la grossesse (voir «Contre-indications»).

Il n'existe pas de données suffisantes concernant l'emploi chez la femme enceinte.

Les expérimentations animales ont révélé une toxicité de reproduction (tératogénicité, embryotoxicité, ou autres). Le risque potentiel pour l'être humain n'est pas connu.

La félodipine passe dans le lait maternel. Toutefois, aux doses thérapeutiques, un effet néfaste pour le nourrisson est peu probable.

Les bêta-bloquants peuvent entraîner une bradycardie chez le foetus, le nouveau-né et le petit enfant durant la période d'allaitement. Lorsque la mère qui allaite reçoit du métoprolol à des doses thérapeutiques usuelles, les effets sur le nourrisson dus au passage du métoprolol dans le lait maternel sont négligeables. Toutefois, l'apparition de symptômes liés au blocage bêta doit être soigneusement surveillée chez le nouveau-né.

 

Effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines

Les bêta-bloquants peuvent influencer la capacité de réaction lors de la conduite d'un véhicule ou de l'utilisation d'une machine, car des vertiges ou de la fatigue apparaissent souvent.

 

Effets indésirables

Lors d'un traitement par Logimax (association de félodipine et de métoprolol), les effets indésirables suivants ont fréquemment été signalés: céphalées, oedèmes malléolaires (dilatation des vaisseaux de résistance précapillaires), rougeur du visage (flush), vertiges, fatigue, vomissements et palpitations cardiaques.

Dans la majorité des cas, ces effets indésirables sont dus à l'effet vasodilatateur de la félodipine.

Ces réactions sont habituellement dose-dépendantes et surviennent soit au début du traitement, soit après une augmentation de la dose. Elles sont la plupart du temps de nature transitoire et diminuent d'intensité en cours de traitement.

Indications de fréquence: très fréquent (1/10), fréquent (<1/10, ≥1/100), occasionnel (<1/100, ≥1/1000), rare (<1/1000, ≥1/10 000), très rare (<1/10 000).

Troubles psychiatriques

Fréquent: pressions, hallucinations.

Système nerveux

Très fréquent: fatigue.

Fréquent: sensations vertigineuses, confusion, céphalées, transpiration, troubles du sommeil, paresthésie.

Yeux

Occasionnel: conjonctivite, diminution de la sécrétion lacrymale.

Rare: troubles visuels, scintillements.

Oreille et labyrinthe

Rare: troubles auditifs, acouphène.

Coeur

Fréquent: survenue de crises angineuses ou augmentation de la fréquence, de la durée et de la sévérité des crises chez les patients souffrant d’angine de poitrine, syncope, palpitations.

Rare: infarctus du myocarde.

Vaisseaux

Fréquent: troubles orthostatiques (occasionnellement avec perte de connaissance), baisse de la fréquence cardiaque, troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, manifestation d’une faiblesse cardiaque jusque-là cachée et renforcement d’une faiblesse cardiaque préexistante avec oedèmes périphériques.

Troubles gastro-intestinaux

Fréquent: nausées, vomissements, douleurs abdominales, constipation, diarrhée.

Occasionnel: sécheresse buccale, hyperplasie gingivale.

Peau

Fréquent: flush, réactions cutanées telles que rougeur ou urticaire, prurit, éruptions cutanées (par ex. lésions dystrophiques).

Rare: photosensibilité, chute des cheveux.

Appareil musculosquelettique

Occasionnel: myalgie, faiblesse musculaire, crampes musculaires.

Rare: arthrite.

Organes de reproduction et seins

Rare: dysfonction sexuelle, gynécomastie.

Troubles généraux

Occasionnel: prise de poids.

Rare: angio-oedème.

 

Les effets indésirables suivants ont été observés pour la monosubstance félodipine:

Système immunitaire

Très rare: réactions d'hypersensibilité comme par ex. angio-œdème, fièvre.

Système nerveux

Fréquent: céphalées.

Occasionnel: vertiges, paresthésie, fatigue.

Très rare: agitation.

Coeur

Très fréquent: oedèmes périphériques.

Occasionnel: tachycardie, palpitations cardiaques, hypotension.

Rare: syncopes.

Très rare: infarctus du myocarde.

Organes respiratoires

Très rare: dyspnée.

Troubles gastro-intestinaux

Occasionnel: nausée, douleurs abdominales.

Rare: vomissement.

Très rare: hyperplasie gingivale, gingivite (dans la plupart des cas, ces phénomènes peuvent être contrôlés par une hygiène dentaire soigneuse), diarrhée, constipation.

Foie et bile

Très rare: élévation des enzymes hépatiques.

Peau

Fréquent: flush (rougeurs au niveau du visage).

Occasionnel: rash (éruptions cutanées), prurit.

Rare: urticaire.

Très rare: réactions de photosensibilité, vascularite leucocytoclastique, dermatite exfoliative.

Appareil musculosquelettique

Rare: arthralgie, myalgie, tremblements musculaires.

Reins et voies urinaires

Très rare: pollakiurie (émissions fréquentes de petites quantités d'urine).

Organes de reproduction et seinsRare: impuissance, dysfonction sexuelle.

Très rare: gynécomastie, ménorragies.

Troubles généraux

Très rare: prise de poids, accès de transpiration.

 

Les effets indésirables suivants ont été observés pour la monosubstance métoprolol:

Sang et système lymphatique

Très rare: thrombopénie.

Troubles psychiatriques

Occasionnel: dépression, diminution de la faculté de concentration, somnolence ou insomnie, cauchemars.

Rare: nervosité, anxiété.

Très rare: amnésie, troubles de la mémoire, confusion mentale, modifications de la personnalité (comme par ex. troubles de l’humeur), hallucinations.

Système nerveux

Très fréquent: fatigue.

Fréquent: vertiges, céphalées.

Occasionnel: paresthésies, états d’épuisement.

Rare: faiblesse musculaire.

Yeux

Rare: troubles visuels, sécheresse et irritation oculaires, conjonctivite, diminution de la sécrétion lacrymale.

Oreille et labyrinthe

Très rare: acouphène.

Coeur

Fréquent: bradycardie, palpitations cardiaques.

Occasionnel: aggravation transitoire des symptômes d'insuffisance cardiaque, bloc auriculo-ventriculaire du premier degré, oedèmes, douleur précordiale.

Rare: troubles de conduction intracardiaque, insuffisance cardiaque, troubles du rythme cardiaque, syndrome de Raynaud.

Vaisseaux

Fréquent: troubles orthostatiques (s’accompagnant très rarement de syncopes), froideur des mains et des pieds.

Très rare: gangrène chez le patient présentant un trouble grave préexistant de la circulation périphérique.

Organes respiratoires

Fréquent: dyspnée d'effort.

Occasionnel: bronchospasme, même chez les patients sans antécédents d'affection pulmonaire obstructive.

Rare: rhinite.

Troubles gastro-intestinaux

Fréquent: nausées, douleurs abdominales, diarrhée, constipation.

Occasionnel: vomissements.

Rare: sécheresse buccale.

Très rare: modifications du goût.

Foie et bile

Rare: modification des paramètres hépatiques.

Très rare: hépatite.

Peau

Occasionnel: rougeur de la peau, exanthèmes (sous forme d'urticaire, de modifications cutanées psoriasiformes ou dystrophiques), accentuation de la transpiration.

Rare: chute des cheveux.

Très rare: photosensibilité, aggravation d'un psoriasis.

Appareil musculosquelettique

Occasionnel: crampes musculaires.

Très rare: arthralgies.

Organes de reproduction

Rare: impuissance, dysfonction sexuelle.

Troubles généraux

Très rare: prise de poids.

 

Surdosage

Symptômes

Les symptômes possibles d’un surdosage sont une hypotension, une insuffisance cardiaque, une bradycardie et une bradyarythmie, des troubles de la conduction de l’excitation, une modification de la résistance vasculaire et un bronchospasme. De plus, des troubles respiratoires et occasionnellement des convulsions généralisées peuvent survenir.

Félodipine

Un surdosage peut provoquer une dilatation marquée des vaisseaux sanguins périphériques, et, par conséquent, une chute importante de la tension artérielle (hypotension) et, dans certains cas, une bradycardie.

Métoprolol

L'intoxication par surdosage de métoprolol peut provoquer hypotension grave, bradycardie sinusale, bloc auriculo-ventriculaire, insuffisance cardiaque, choc cardiogène, arrêt cardiaque, bronchospasme, troubles de la conscience allant jusqu’au coma, nausées, vomissements et cyanose.

L'ingestion concomitante d'alcool, d'antihypertenseurs, de quinidine ou de barbituriques aggrave les symptômes.

Les premiers signes de surdosage surviennent dans les 20 minutes à 2 heures qui suivent la prise.

Traitement

Il faut veiller à ce que la mise en œuvre des mesures nécessaires, la surveillance et le suivi puissent être assurés. Effectuer si nécessaire un lavage gastrique et/ou administrer du charbon activé.

Le traitement de la bradycardie ou des troubles de la conduction repose sur l’administration d’atropine, de médicaments stimulant les récepteurs adrénergiques ou sur la mise en place d’un stimulateur cardiaque.

Une hypotension, une défaillance cardiaque aiguë et un choc seront traités p.ex. par une expansion volumique adéquate ou une injection de glucagon. Si ces mesures ne suffisent pas, une administration de glucagon par perfusion intraveineuse, de médicaments stimulant les récepteurs adrénergiques (par ex. dobutamine, Ca2+) ou, en cas de vasodilatation, de médicaments α1-adrénergiques sera envisagée.

En cas de bronchospasme, un bêta2-stimulant par inhalation (si nécessaire aussi par voie intraveineuse) ou de l’aminophylline par voie intraveineuse seront administrés.

En cas de convulsions généralisées, l’administration intraveineuse lente de diazépam est recommandée.

Attention: la dose d'antidote nécessaire au traitement d’un surdosage est largement supérieure à la dose thérapeutique recommandée, car les récepteurs bêta sont occupés par suite du blocage bêta.

 

Propriétés/Effets

Code ATC: C07FB02

Logimax est l'association de félodipine et de métoprolol.

Cette association permet d'augmenter l'effet antihypertenseur grâce aux mécanismes d'action complémentaires des deux principes actifs – action vasculaire sélective de l'inhibiteur calcique félodipine (baisse de la résistance périphérique) et action du bêta1-bloquant cardiosélectif métoprolol (baisse du débit cardiaque).

Le médicament déploie une action antihypertensive constante et efficace pendant toute la durée de l'intervalle posologique de 24 heures.

Félodipine

La félodipine est un inhibiteur calcique dont l'activité hypotensive repose sur une baisse des résistances vasculaires périphériques. En raison de la haute sélectivité de la félodipine sur la musculature lisse des artérioles, elle n'exerce, aux doses thérapeutiques, aucun effet direct sur la contractilité et le système de conduction cardiaque.

Grâce à son absence d'effet sur la musculature vasculaire lisse veineuse et sur la régulation vasomotrice adrénergique, la félodipine ne provoque pas d'hypotension orthostatique.

La félodipine exerce un léger effet natriurétique/diurétique et ne provoque pas de rétention liquidienne.

La félodipine est efficace à tous les stades de l'hypertension et est également bien tolérée par les patients souffrant de cardiopathies associées telles qu'angine de poitrine et insuffisance cardiaque compensée. La félodipine améliore l'équilibre entre apport et besoin en oxygène et, de cette façon, déploie un effet anti-angineux et anti-ischémique.

Métoprolol

Le métoprolol est un β1-bloquant cardiosélectif. Il est efficace à des doses plus faibles sur les récepteurs bêta1, situés principalement dans le coeur, que celles qui seraient nécessaires pour agir sur les récepteurs bêta2 qui prédominent dans les bronches et les vaisseaux périphériques.

Le métoprolol est dénué d'effet stabilisateur des membranes ou d'activité agoniste partielle.

Le métoprolol diminue ou inhibe les effets agonistes des catécholamines qui aboutissent à une augmentation de la fréquence cardiaque, du débit cardiaque, de la force de contraction et de la pression artérielle.

L'effet anti-ischémique du métoprolol repose essentiellement sur une réduction globale du besoin en oxygène dans le myocarde.

Le métoprolol abaisse la tension artérielle tant chez le patient debout que couché.

 

Pharmacocinétique

Félodipine

Absorption et distribution

La biodisponibilité systémique de la félodipine est d'environ 15% et n'est pas dose-dépendante dans le domaine thérapeutique. La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 99%. La félodipine est essentiellement liée à l'albumine. Avec la formulation ER, la phase de résorption de la félodipine est prolongée, de sorte que les courbes de concentration plasmatique sont, dans le domaine thérapeutique, relativement plates pendant 24 heures. Le Tmax est de 4 heures, le volume de distribution s'élève à 10 l/kg.

Le jus de pamplemousse augmente la biodisponibilité de la félodipine par inhibition du métabolisme de premier passage. La pertinence clinique n'est pas clairement déterminée.

Métabolisme et élimination

La félodipine est essentiellement métabolisée dans le foie par le CYP3A4, les métabolites retrouvés sont hémodynamiquement inactifs. La clairance de la félodipine est élevée avec une clairance sanguine moyenne de 1200 ml/min. Aucune accumulation significative n'a été observée lors d'un traitement au long cours.

La demi-vie terminale moyenne est de 25 heures chez l'adulte.

Environ 70% de la dose administrée sont éliminés par voie rénale sous forme de métabolites, le reste dans les selles. Moins de 0,5% du principe actif est retrouvé sous forme inchangée dans les urines.

Cinétique dans certains groupes de patients

Les patients âgés et les patients ayant une limitation de la fonction hépatique montrent en moyenne des concentrations plasmatiques plus élevées de félodipine que les patients plus jeunes.

La cinétique de la félodipine n'est pas modifiée chez les patients présentant une lésion rénale, même lorsque ceux-ci sont traités par hémodialyse.

Métoprolol

Absorption et distribution

En raison d'un métabolisme extensif de premier passage, la biodisponibilité systémique du métoprolol est de 50% environ. La biodisponibilité du métoprolol dans la formulation avec libération retardée du principe actif est réduite de 20–30% par rapport à celle des comprimés classiques. On a cependant montré que cette réduction était sans conséquences cliniques étant donné que, du point de vue de la fréquence cardiaque, l'«aire sous la courbe d'action» («area under the effect curve» = AUEC) est identique pour les deux formulations.

Le volume de distribution du métoprolol est de 5,5 l/kg, la liaison aux protéines de 5–10%.

La demi-vie d'élimination du métoprolol est en moyenne de 3,5 heures. Le taux de libération du métoprolol depuis les comprimés retard ne dépend pas des facteurs physiologiques tels que pH, alimentation et péristaltisme.

Métabolisme et élimination

Le métoprolol subit une dégradation oxydative dans le foie, principalement par le CYP2D6. Trois principaux métabolites dénués d'effet pharmacologique ont été identifiés.

Des taux plasmatiques plus élevés de métoprolol peuvent apparaître en présence d’un polymorphisme génétique de la débrisoquine (métaboliseurs lents).

En règle générale, on retrouve 95% environ d'une dose orale de métoprolol dans les urines. Environ 5% de la dose sont excrétés sous forme inchangée dans les urines. Dans quelques cas isolés, ce pourcentage peut atteindre 30%. La demi-vie plasmatique du métoprolol est en moyenne de 3,5 heures (valeurs extrêmes: 1 et 9 heures). La clairance totale est d'environ 1000 ml/min.

Cinétique dans certains groupes de patients

Patients âgés

La pharmacocinétique du métoprolol est la même chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes.

Insuffisance rénale

En cas d'insuffisance rénale, la biodisponibilité systémique et l'élimination du métoprolol restent inchangées, mais l'excrétion des métabolites hémodynamiquement inactifs est réduite. Une accumulation significative des métabolites a été observée chez les patients dont le taux de filtration glomérulaire était de 5 ml/min environ. Toutefois, cette accumulation des métabolites n’influence pas l'effet bêta-bloquant du métoprolol.

Insuffisance hépatique

L’élimination du succinate de métoprolol est diminuée lors de limitation sévère de la fonction hépatique de sorte qu’une réduction posologique, sous certaines conditions, peut s’avérer nécessaire.

Chez les patients présentant une cirrhose du foie grave et une anastomose porto-cave, la biodisponibilité du métoprolol peut toutefois être augmentée et sa clairance globale être diminuée. En cas d'anastomose porto-cave, la clairance totale est de 0,3 litre/minute environ et l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps (AUC) est six fois plus élevée que chez les volontaires sains.

Particularités de l'association

L'association de félodipine et de métoprolol ne modifie pas la pharmacocinétique des deux principes actifs. Après administration orale de Logimax, la félodipine et le métoprolol sont complètement absorbés dans le tractus gastro-intestinal. L'absorption est indépendante de la prise de nourriture. La formulation ER ralentit la phase d'absorption et permet une concentration plasmatique régulière et efficace pendant 24 heures, tant pour la félodipine que pour le métoprolol.

 

Données précliniques

Félodipine

Les données précliniques sur la génotoxicité et la cancérogénicité de la félodipine n'ont apporté aucun élément indiquant un risque particulier chez l’être humain.

Dans une étude sur la fécondité et le déroulement de la mise bas chez la rate traitée par la félodipine, les groupes de dose moyenne et de dose élevée ont montré une mise bas plus longue et plus difficile, s'accompagnant d'une mortalité foetale plus élevée et d'une mortalité postnatale plus précoce. Ces effets ont été imputés à l’inhibition de la contractilité utérine par des doses élevées de félodipine. Aux doses correspondant aux posologies thérapeutiques, aucun trouble de la fécondité n'a été observé chez le rat.

Les études sur la reproduction menées chez le lapin ont mis en évidence une augmentation du volume des glandes mammaires, dose-dépendante et réversible, dans la génération maternelle ainsi que des anomalies digitales dose-dépendantes chez les foetus. Les anomalies foetales ont été observées lorsque la félodipine avait été administrée durant la phase précoce du développement foetal (avant le 15ème jour de la gestation).

Métoprolol

Aucune donnée préclinique pertinente pour l'utilisation n'est disponible.

 

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques concernant le stockage

Conserver les comprimés de Logimax à une température ne dépassant pas 30 °C et hors de la portée des enfants.

 

Numéro d’autorisation

52238 (Swissmedic).

 

Présentation

Logimax 5/50

Comprimés retard: 30 et 100

Logimax 10/100

Comprimés retard: 30 et 100 [B]

 

Titulaire de l'autorisation

Recordati AG, 6340 Baar.

 

Mise à jour de l'information

Février 2014